Crédit populaire d’algérie Le e-banking opérationnel
Le CPA lance à compter d’aujourd’hui un nouveau service. Il s’agit du e-banking. Un service qui permet d’avoir des informations sur les mouvements du compte bancaire mais à distance. C’est véritablement une révolution dans le monde des finances en Algérie.
Désormais, les clients du Crédit populaire d’Algérie peuvent consulter leurs comptes sans se rendre à leur agence bancaire. Selon la formule adoptée par le CPA, l’usage du e-banking se matérialise via quatre canaux. Il s’agit de l’internet, les sms, le fax et enfin le téléphone.
La souscription à ces services est conditionnée par la signature d’un contrat. Dans une première phase, le service e-banking du CPA se limite à la consultation du solde du compte et le suivi des opérations comme les virements et les retraits.
Il est également possible d’imprimer les relevés de compte et procéder à l’identification d’une transaction précise. Cela est notamment salutaire pour les entreprises. Selon M. Djallab, P-dg du Crédit populaire d’Algérie, l’abonnement à ce service est symbolique.
«Cela a volontairement été placé en deçà du barème international afin de permettre aux utilisateurs en Algérie d’apprécier la qualité de ce nouveau service». En effet, l’abonnement au e-banking du CPA coûte 100 DA par mois et par compte pour les clients particuliers.
Pour les entreprise, l’abonnement à la consultation par internet est de 800 DA par mois et par compte. Il est à noter qu’une remise de 50% est automatiquement accordée à la souscription pour un deuxième compte et plus. Le deuxième canal de la formule e-banking est la consultation des infos compte par sms.
Ce service est facturé 50 DA par mois et par compte. Aux clients particuliers, il est proposé la réception d’un sms par mois à la date souhaitée par le concerné. Ce service est facturé au même tarif pour les entreprises mais à raison d’un texto par semaine.
La consultation du mouvement du compte est également possible via le service fax. Le client indique le numéro de fax auquel la banque lui envoie les informations de son compte et aux dates souhaitées.
L’abonnement de ce service est affiché à 200 DA par mois et par compte. Une réduction de 50% est également accordée pour les utilisateurs de deux comptes et plus. La dernière prestation rendue possible par le e-banking est la consultation des informations du compte par serveur vocal. Pour ce faire, il suffit de disposer d’un code secret que l’on tape.
Ce service est gratuit Pour ce qui est de la sécurité des ces opérations bancaires par internet, il a été expliqué que le système de sécurité adopté par le CPA est celui-là même utilisé dans les pays ayant de l’expérience dans ce domaine.
Il s’agit du certificat SSL crypté à 128 mégabits. M. Djellab a en outre assuré que le code secret peut être modifié à la convenance de l’utilisateur, qui d’ailleurs ne pourra accéder à son compte que lorsqu’il aura modifié le mot de passe fourni par l’administrateur.
Selon le P-dg du CPA, une deuxième phase de l’utilisation du e-banking va bientôt entrer en vigueur. Il s’agit de l’élargissement du service aux paiements des factures par internet, virements et autres commandes de chéquiers.
Augmentation des salaires en perspective
Selon le P-dg du CPA, les salariés de cette banque vont bientôt bénéficier d’une revalorisation de la grille des salaires. A cela s’ajoute l’introduction de la prime de valorisation de l’emploi (PVE) et d’une prime de performance.
Cette dernière implique un intéressement sur les bénéfices réalisés par la banque. Il est à noter qu’en 2007, le CPA a obtenu un produit net bancaire (PNB) équivalent à 17 milliards de dinars.
Voilà les distributeurs internationaux
Au cours de la semaine prochaine, le CPA procédera à l’installation de distributeurs automatiques internationaux (Visa, Mastercard et autres) dans tous les ports et aéroports internationaux du pays.
Dans une phase expérimentale, 7 distributeurs similaires ont été installés au niveau des grands hôtels du pays. L’engouement des touristse et hommes d’affaires pour ces distributeurs a été d’une ampleur telle que la banque a décidé d’en placer d’autres au niveau des ports et aéroports.
N. M.
